Valoriser l'engagement des écoresponsables


Valoriser

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C'est être en mesure de mettre les apports d'un projet au service d'un territoire et de ses habitants. C'est donner de l'importance à une action, à une initiative ou à un résultat. C'est le mettre en avant, le rendre lisible et reproductible.

La valorisation passe par diverses étapes parce qu'elle suit la vie d'un projet. Elle commence dès l'émergence de l'idée et sa formalisation, se prolonge tout au long de sa mise en œuvre jusqu'à l'évaluation de ses résultats.

Valoriser un projet ou une action, c'est évaluer sont impact auprès de deux cibles aussi distinctes que complémentaires : Les acteurs du projet et ses bénéficiaires.

La valorisation d'un projet passe par quatre phases essentielles :
- Le passage de l'idée au projet
- La capitalisation des étapes et de leur mise en œuvre
- L'anticipation et la mesure des impacts
- La communication et la diffusion de ses résultats

Ces quatre phases se superposent et se succèdent dans le temps au travers de l'évaluation.

Ã?valuer

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Ã?valuer, c'est extraire de la valeur de quelque chose, ce qui va permettre de mettre en avant les éléments favorables d'une action, et de faire des propositions pour faire évoluer ce qui a moins bien fonctionné.
Une évaluation peut porter sur un processus (une démarche) ou des résultats (productions)

Une évaluation peut se faire « ex-ante », c'est à dire en amont de la mise en œuvre de l'action. Dans ce cas là, on projette un certain nombre de critères qui seront examinés, et on définit les indicateurs qui seront associés à ces critères. Elle part d'un état des lieux, d'une connaissance des besoins et de la définition des objectifs à atteindre et des moyens à mobiliser. Cette phase demande une bonne préparation.

Une évaluation peut se faire « in itinere », c'est le réajustement des critères, et cela devient un outil de pilotage et d'orientation, un outil de dialogue et de résolution d'éventuels conflits. Cette étape sera facilitée si la phase amont a été bien défini.

Enfin, une évaluation peut se faire « in fine », à la fin d'un programme, on en évalue les résultats et on en tire un certain nombre d'enseignements pour la poursuite ou le renouvellement de l'action ou pour l'exploitation des résultats.

L'idéal étant, bien entendu, de faire se succéder les trois étages d'évaluation et de rendre ces évaluations disponibles car elles sont un des outils qui vont permettre de pérenniser ou renouveler l'action. A ce titre là, on peut considérer que l'évaluation est une trace de l'action

Les bonnes pratiques de l'évaluation

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Il est important de discuter en amont les critères d'évaluation avec les acteurs de l'action évaluée. Cela facilite l'appropriation de l'action. Le pourquoi de l'évaluation doit être expliqué clairement afin qu'elle ne soit pas vécue comme une sanction ou un jugement, mais au contraire un « accompagnement » ; un outil de pilotage, et ce sera d'autant plus vrai que les critères auront été écrits en collectif.

Les indicateurs doivent être simples et faciles à mesurer.
- L'évaluation permet souvent un « regard extérieur », un effet miroir, l'évaluateur étant tantôt un observateur, tantôt un acteur de l'action qui se met en retrait. L'évaluateur peut être membre du groupe, mais à ce moment là il s'oblige à décaler son regard.
- L'évaluateur connaît le champ de l'action (l'activité, l'initiative), les attentes et le rôle de chacun, mais il conserve une posture de neutralité essentielle à l'installation de la confiance, condition sine qua non de l'évaluation.

Dans un projet inscrit dans une dynamique évolutive, l'évaluation doit être un moyen de passer d'une étape à l'autre en diminuant la prise de risques. Pour cela, une bonne évaluation anticipe sur ces risques et la manière d'y répondre.

Comment évaluer l'engagement?

= On peut définir deux sortes de critères :
â?¢ des critères quantitatifs
â?¢ Des critères qualitatifs

Ces critères, parfois mixtes de nature, sont ensuite évalués sur la base d'indicateurs

Les critères quantitatifs

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- Nombre de collègues ou d'élèves impliqué-es - Nombre de rencontres (individuelles et debriefing des accompagnateurs)
- Nombre de sollicitations de l'équipe encadrante de la part des élèves
- Initiatives prises par les élèves (petites publications, réunions, manifestationsâ?¦.)
- Nombre de supports d'information et de communication réalisés
- Nombre de résultats (projets aboutis, réalisations concrètesâ?¦.)
- Nombre de visites ou d'inscriptions sur le support du projet (web, réseaux sociaux)
- etc

Les critères qualitatifs

Les critères dit "qualitatifs" sont d'autant plus importants qu'ils portent sur la vie du projet et sa dynamique.
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- Circulation de l'information (moyens, lieux mis à disposition, temps affectés, supports adaptés)
- Calibrage des projets (proportionnés, faisables, réalistes, générateurs de synergies, anticipation des risques, connaissances des moyens à mobiliser, carte partenariale, faisabilité financière)
- Diversité des acteurs impliqués ( primo acteurs et acteurs associés en cours de projet, processus d'association)
- Externalisation du projet (association d'autres acteurs/implication des parents, d'élus, d'acteurs locauxâ?¦.)
- Inscription du projet dans une dynamique territoriale plus large (ancrage territorial, intégration dans un temps de respirations du territoire)
- Niveau (relatif) de connaissance de la thématique «étendue » du projet.
- Animation du processus (se croise avec des critères quantitatifs : soutien de la motivation, espaces d'échange, forums, partages, restitutionsâ?¦.)
- Qualité de la communication (entre les élèves, entre élèves et équipes, avec le territoireâ?¦.)
- Engagements de solidarité entre les élèves (soutien, mutualisation, échange de ressources, consolidation de la relation...)
- Légitimation, consolidation de l'ancrage de l'établissement (retombées, exemplarité, expertise ponctuelle)
- Niveau de diffusion au sein de l'établissement (remontées au niveau du CA, discuté conseil de classe, etc.â?¦)
- Existence d'un répertoire (compendium, répertoire, feuille de chou) recensant et formalisant les projets
- Niveau d'ouverture au territoire (forum, éditions, réunions, animations, restitutions)
- Apport territorial du projet, effets induits (au niveau de l'information, de l'analyse, de l'expertise...)

Retombées pour l'élève écoresponsable

- Niveau d'information, de sollicitation, d'intérêt pour le les jeunes, les équipes ?
- Cohérence du projet avec la trajectoire de l'élève (lien avec sa formation, les moyens qu'il peut mobiliser).
- Niveau d'impact pédagogique du projet (conscientisation, calibrage, confrontation aux tiers)
- Niveau de connaissance de l'environnement (financier, territorial, économique, structurel, culturel)


faire savoir et communiquer

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La communication et la diffusion sont des étapes importantes du projet, bien qu'elles ne revêtent pas toujours le même caractère, c'est pourquoi Il est avant tout important de s'entendre sur des éléments de langage et de distinguer plusieurs notions, qui, si elles s'inscrivent bien dans une dynamique de valorisation ne recouvrent pas pour autant les mêmes champs d'activité .

Informer : C'est faire savoir quelque chose, porter un fait à la connaissance de quelqu'un ou d'un territoire. L'information doit circuler en interne au sein d'une équipe de projet, et en externe auprès des publics cibles de l'action concernée.

Communiquer : C'est faire passer une information auprès d'un public étendu sans pour autant le cibler particulièrement, ce qui suppose de maîtriser certaines techniques de communication. La communication caractérise la façon dont l'on fait passer une information plus que son contenu.

Diffuser : C'est plutôt porter une information à la connaissance d'un public concerné par cette information ( ou une production). C'est le public cible. La diffusion se fait souvent au sein des réseaux. (exemple ; réseau des écoresponsables).

Disséminer : C'est faire circuler une nouvelle ou une information de façon plus durable sur un espace étendu : Les Belges parlent de "percolation"

En 42 av. J.-C., le rhéteur Quintilien a posé un principe de base d'une bonne information : Quis, quid, ubi, quibus auxiliis, cur, quomodo, quando. Ce célèbre vers de Quintilien jette les bases d'une information complète. Qui a agi ? Qu'a t-il fait ? Où ?, avec quels moyens ? Pourquoi ? Comment ?quand ? A qui ? avec quel résultat ?

Pour mettre en œuvre une stratégie d'information et de communication efficace, il faut en amont se poser les bonnes questions : quel support utiliser? (affiche, flyer?) A quel moment? Pas trop tôt car l'information se perd dans la masse. Pas trop tard car les gens ne sont pas facilement disponibles.

A ce stade, comment les gens s'informent sur ce territoire? Il fat penser à la presse locale, ou aussi radios locales, et à réaliser un dossier de presse : lieu, temps, quelques lignes sur le thème abordé, image représentative du sujet.

Comment les intéresser au travers du courrier ou du flyer, leur montrer l'enjeu que représente pour eux cette activité ou cette manifestation, ce qu'il y a à gagner. (exemple : La réduction des déchets initiées sur le collège a permis une économie substantielle pour le territoire et les services de collecte....)

Ces opérations là se situent plutôt en amont ou pendant le déroulé d'un projet, ou d'une manifestation.

La phase qui suit, plutôt en aval, doit aussi faire l'objet de beaucoup d'attention :
â?¢ Faire un compte rendu précis (restitution) et "créatif" (illustré, etc) et précisez ou il est disponible (page web, etc...)
â?¢ Communiquer dans la presse sur la réunion avec une image significative des personnes présentes : On peut s'inspirer pour préparer la communication de cet outil(0.6MB) qui a été élaboré dans le cadre d'un autre projet (citoyenneté dans l'enseignement agricole)
â?¢ Si des productions ont été réalisées (paperboard....) Rendre les traces de ces productions accessibles (web)
â?¢ Penser à remercier les acteurs qui ont apporté leur soutien ou ont été très engagés dans la réunion (Courrier type par exemple avec une formule propre à chaque acteur, l'informatique facilite cela)
â?¢ Informer les acteurs présents des suites éventuelles de cette réunion (calendrier,plan d'action, etc.â?¦)
â?¢ Faire un retour des acquis de la réunion dans votre établissement

Cette fiche (77.2kB) a été réalisée lors du regroupement d'écoresponsables à Ã?vreux. Elle porte sur l'organisation de réunion et reprend des éléments de communication

L'importance des traces

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Il est une règle que bien des communicants connaissent : Un projet, quelle que soit son importance, dont la presse n'a pas fait état est un projet qui est réputé ne pas avoir existé.
Il en va de même pour les traces du projet. Il est important de penser à laisser des supports qui vont assurer la pérennité du projet, sa reproductibilité et et sa visibilité dans le territoire.

A ce titre, il faut penser à rendre disponibles tous les supports qui sont en rapport avec le projet :
- restitution aux acteurs (orale, schéma, powerpoint...)
- affiches ou posters et si ces supports ne peuvent pas rester dans la salle, il faut penser à les prendre en photo pour les diffuser en ligne
- compte-rendus divers et sous diverses formes (vidéo, écrit)
- articles de presse affichés dans l'établissement. Ces articles doivent être simples et facilement lisibles. On peut voir un exemple illustré (0.4MB) ici à partir d'un regroupement d'écoresponsables à Ã?vreux. - réalisations matérielles du projet (land art, création artistique, etc...)